mercredi 2 juillet 2008

Insolite

Lors du conseil municipal du 22 mai dernier, une altercation, disons virile, a opposé le conseiller Jean-Luc Haas au maire à propos d’un dossier de subvention concernant le club de karaté. Ayant du mal à répondre aux accusations du conseiller d’opposition, le maire a demandé, au cours de la séance, des explications à son employé municipal en charge du dossier. Après que ce dernier ait donné sa version des choses, Jean-Luc Haas vit rouge, explosa et lui lança « Gros menteur ! »… Ce qui eut pour effet d’animer quelque peu les débats, la plupart des élus condamnant cet excès de langage.
Le maire reprît ensuite la parole et demanda aux intervenants d’arrêter d’attaquer les gens selon des critères physiques. « Si les critères physiques interviennent dans les débats, il y aurait beaucoup à dire sur bon nombre des personnes présentes ici », conclut le maire, sans sourciller, malgré l’aberration de ses propos.
AINSI, si on comprend bien Henry Lemoine, il est possible, voire normal, de qualifier l’un de ses proches collaborateurs de « menteur » (cela ne semble ne lui poser aucun problème) mais de « gros », là il y a de l’abus.
C’est bon de se sentir soutenu par sa hiérarchie. Le fonctionnaire en question a dû apprécier. En fait, il ne s’agit que d’un exemple supplémentaire montrant le niveau de l’estime du maire pour son personnel municipal.
Olivier Postal

Ambiance, ambiance

Le 20 mai, les responsables du syndicat « Sud-Ville de Pont-à-Mousson » ont envoyé un courrier au maire pour attirer son attention sur les problèmes que rencontrent certains membres du personnel municipal. Après l’avoir féliciter pour sa réélection (gentille attention), ces derniers lui ont demandé de bien vouloir les recevoir dans un délai raisonnable afin de discuter à bâtons rompus des problèmes précités.
Voici la réponse du maire, datée du 9 juin (lettre qui n’a pas été envoyée directement aux personnes intéressées mais simplement affichée en mairie) :
« Monsieur le responsable de section, Par courrier du 20 mai courant, vous avez sollicité un rendez-vous dans un « délai raisonnable ». Sachez que je ne souhaite pas recevoir des personnes qui, non contentes de tenir des propos discourtois à mon égard, me qualifient publiquement de menteur. Veuillez agréer, Monsieur le responsable de section, mes sincères salutations »
On nous avait dit que l’ambiance dans les services municipaux s’était méchamment dégradée ces derniers temps, mais nous n'imaginions pas que c’était à ce point.
Simple remarque : si le fait de qualifier de « menteur » un fonctionnaire territorial est finalement, d’après ses non-dits, toléré par le maire, il semble évident qu’il en est tout autrement quand il s’agit de sa « petite » personne.
Message personnel : quand je dis « petite », c’est une expression. N’y voyez pas M. le maire une quelconque attaque personnelle selon des critères physiques… Je sais, depuis le 22 mai, que vous n’aimez guère cela... (voir l’article Insolite).
Bien cordialement,
Olivier Postal