lundi 12 janvier 2009

Lettre ouverte à Monsieur le Maire de Pont-à-Mousson

Objet : Tribune libre dans le bulletin municipal de décembre 2008.
Monsieur le Maire,
Dans la page d’expression réservée à l’opposition municipale du bulletin municipal n° 27 de décembre 2008, nous dénoncions vos pratiques lors de la campagne électorale de mars dernier et votre mauvaise foi en donnant un nouvel exemple, à savoir votre volte-face concernant le parking souterrain que vous prévoyiez d’implanter, dans la longue liste de vos promesses de campagne, soit sous la place Duroc, soit sous la place Saint Antoine. Nous savions que ce projet phare de votre programme était de la poudre aux yeux et qu’il ne verrait évidemment pas le jour. Nous l’avions dénoncé en mars dernier et, comme cela est notre droit, nous l’avons répété dans l’espace qui nous est réservé dans le bulletin municipal, ainsi que vos déboires avec la justice concernant vos comptes de campagne.
En vous octroyant le droit de nous répondre dans un espace intitulé « expression réservée à l’opposition municipale (loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité) », vous vous êtes essuyé les pieds sur les textes législatifs.
En effet, l’article 9 de cette loi, qui est clair, a inséré un nouvel article L. 2121-27-1 dans le code général des collectivités territoriales (CGCT). Dans les communes de 3 500 habitants et plus un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. C'est-à-dire que l’espace est réservé non à tous les conseillers ou à tous les groupes, mais aux seuls conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. Comme l’a souligné M. Daniel Hoeffel, rapporteur de la commission des lois du Sénat sur ce texte (rapport n° 156 (2001-2002), p. 46 à 48). Il résulte bien de la loi et de la jurisprudence que seuls les élus n’appartenant pas à la majorité municipale sont concernés par les dispositions de l’article L. 2121-27-1 leur réservant dans le bulletin de la commune un espace d’expression (Rép. Min. n° 88581, JO AN, 24 octobre 2006.
Vous qui vous targuez d’être un bon gestionnaire et un bon juriste, vous devriez le savoir. Quoi qu’il en soit, nous souhaitons que ce point soit éclairci rapidement. Evidemment, en fonction de la nature de votre réponse (ou de votre non réponse), nous nous réservons le droit de vous poursuivre en justice. Tous les Mussipontains doivent être respectés, même ceux qui ne croient pas en la pertinence de vos choix politiques. Nous ferons ce qu’il faut pour que vous le compreniez enfin.
Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part, dix jours, et en espérant qu’il ne s’agisse en fait que d’une maladresse, maladresse qui ne devra plus se reproduire, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations.
Pour la liste « Pont-à-Mousson… demain »
Paul Giroux

dimanche 11 janvier 2009

Les points sur les I

L’article de l’Est Républicain du 8 janvier retraçant le déroulement de la cérémonie des vœux de la municipalité est bizarrement tourné : à en croire le journaliste, le maire a voulu remettre les pendules de l’opposition à l’heure. Henry Lemoine a rappelé que 2008 fut une année électorale :
« Les Mussipontains ont renouvelé leur confiance à la liste que j’ai eue le plaisir de mener, dès le premier tour, avec une très nette avance » (avance toute relative, car elle a été élue seulement par 1/4 des inscrits ce qui est, à nos yeux, très très peu). Et le journaliste de ponctuer cette déclaration d’autosatisfaction habituelle par : « Et toc ! Dans la salle, l’opposition ne peut qu’encaisser la piqûre de rappel ».
Qu’est-ce que cela veut dire ? J’en sais trop rien. Tout le monde sait qui est le maire : cela fait dix mois qu’il se gausse d’avoir été réélu… comme si c’était une fin en soi, comme si son but ultime avait été atteint. Pour moi, être élu n’est pas une finalité mais justement un commencement. La confiance de la population est si chère, pour ceux qui croient aux principes démocratiques, qu’elle donne aux élus plus de devoirs que de droits. Ce qui demande du courage et de l’engagement, des qualités qui coexistent mal avec la suffisance. L’équipe municipale devrait peut-être se le rappeler plus régulièrement.
Et si nous savons qui est le maire, nous savons également que nous faisons partie de l’opposition. Dans ce cadre, nous avons su nous structurer, nous travaillons d’arrache-pied pour garantir aux habitants la possibilité de s’exprimer librement (ce qui, avec les principes démocratiques du maire, n’est pas toujours chose aisée), nous veillons à ce que les promesses de campagne soit respectée (ce qui est loin d’être le cas) et il est vrai aussi que nous dénonçons haut et fort, quand cela s’avère nécessaire, les dérives de l’équipe en place.
Ainsi, j’imagine que quand le journaliste conclut son article par « cette cérémonie avait une petite odeur de Noël après l’heure et des points sur les I de début d’année », il ne pense pas une seconde aux I de l’opposition. En effet, on peut difficilement nous reprocher de ne pas faire notre travail avec sérieux et pugnacité et donc de ne pas jouer pleinement le rôle pour lequel nous avons été, nous aussi, élus.
Donc, à défaut, j’imagine qu’il s’agit des I de quelqu’un d’autre, peut-être de certains membres de la majorité qui, depuis dix mois, n’ont guère montré d’entrain dans leurs nouvelles fonctions.
Paul Giroux

jeudi 8 janvier 2009

Très cher pour pas grand chose

La municipalité lance-t-elle un nouveau jeu à l’adresse des Mussipontains ? A savoir trouver les erreurs et les oublis glissés plus ou moins volontairement dans le bulletin municipal. Soyez rassurés, vu leur nombre, tout le monde a sa chance de remporter la palme.
Quelques exemples relevés dans le bulletin de décembre :
1. La première erreur est bien placée, elle se trouve dans l’éditorial
Extrait : l’annonce récente du choix d’un grand distributeur pharmaceutique de venir s’installer à Pont-à-Mousson, l’ouverture entre septembre 2008 et juin 2009 de deux établissements de distribution, l’un de produits alimentaires, l’autre de matériaux du bâtiment, sur la zone communautaire d’Atton, démontrent bien l’intérêt des entreprises pour notre territoire, idéalement situé au cœur de la Lorraine et du Grand Est. Dans la crise que connaît l’économie mondiale, il est indispensable de travailler sur tous les fronts pour que l’emploi se développe.
Cette information est erronée ! En effet, une grande entreprise de distribution de matériaux de bâtiment va bien s’installer sur la zone d’Atton ; mais actuellement cette entreprise est déjà implantée sur le bassin mussipontain. Elle se trouve sur la zone de Vandières. Par conséquent, il ne s’agit que d’une simple délocalisation qui, malgré les dires du maire, ne sera à l’origine d’aucune création d’emploi dans le bassin de vie mussipontain.
2. Un « oubli » fort regrettable se trouve (en fait, ne se trouve pas) à la page n°15, rubrique « Ville en fête »
On y voit des articles mettant en lumière les manifestations organisées à Pont-à-Mousson pendant la période des fêtes de fin d’année, textes intitulés « Défilés de Saint Nicolas », « Journée d’accueil des nouveaux mussipontains », « Concert de Noël » ou encore « Théâtre », « Concerts ».
En revanche, pas un mot sur le marché de Noël ni sur la superbe patinoire, lesquels ont pourtant animé le cœur de la ville durant tout le mois de décembre. Situés sur la place Duroc, face à l’hôtel de ville, le directeur de la publication du bulletin municipal n’a même pas l’excuse de l’ignorance. Alors, pourquoi un tel raté ? Parce ce que le président des commerçants, à l’origine de cette manifestation, fait partie de l’opposition municipale ? Je n’en sais rien mais ce dont je suis sûre, c’est que de tels oublis décrédibilisent totalement la communication de la Ville.
3. Un autre manque, à la page 28, rubrique « Solidarités et cohésion sociale »
On y parle des chantiers d’insertion, de l’antenne écoute violences conjugales, etc. mais toujours aucune information sur le numéro vert qui avait été promis lors de la campagne électorale. Une adjointe a pourtant été désignée responsable de ce dossier. Pourtant, personne ne semble être perturbé par le fait que ce numéro n’existe toujours pas. Les élus ont peut-être peur d’être trop dérangés. Comme dit le dicton : pour vivre heureux, vivons cachés !
4. Enfin, pour conclure, une dernière remarque concernant les bulletins d’information édités par la ville :
Alors que nous traversons une période terriblement difficile, de nombreux Mussipontains doivent faire face au chômage, à la précarité. Ne trouvez-vous pas immoral de dépenser tant dans l’impression d’un tel document ? S’il est sain de vouloir informer, cette action pourrait être faite de façon beaucoup plus sobre.
En effet, 6.600 exemplaires de 30 pages en couleur sur papier glacé, cela coûte très très cher. Cet argent aurait pu servir à financer d’autres actions, notamment en faveur des plus démunis.
Patricia Grill

mercredi 7 janvier 2009

Cohésion sociale ?….Au fond du couloir, dernière porte à gauche...

En cette période difficile, de très nombreuses collectivités ont décidé de recentrer leur politique sur des actions sociales fortes, pour venir en aide à ceux, de plus en plus nombreux, qui sont touchés de plein fouet par la crise économique. Beaucoup d’entre elles ont même décidé de ne pas organiser la traditionnelle cérémonie des vœux du maire, coûteuse et souvent stérile, et ont donné la somme prévue pour couvrir les frais de cette (ces) réceptions au centre social de leur commune pour que leurs concitoyens les plus fragiles puissent en profiter.
A Pont-à-Mousson, rien de tout cela, le social ne semble guère être une priorité. D’ailleurs, dans le bulletin municipal, la rubrique intitulée « Solidarités et cohésion sociale » a été relayée à la 28e page (sur 30), bien derrière le bilan plus que moyen de la saison touristique, la soirée des sportifs ou même l’infoservice du bureau de l’état-civil. C’est la première fois depuis 1995, année de l’arrivée d’Henry Lemoine aux affaires, que cette délégation très importante pour la vie de la cité est traitée avec si peu d’égards. Le nouvel adjoint aux Affaires sociales a dû apprécier. Henry Lemoine devrait revoir sa copie: en effet, je ne suis pas sûr que prendre sur sa liste une personnalité comme Jean-François Moutet, lui donner la mission de gérer une des délégations les plus importantes, pour, moins d’un an après les élections, traiter son travail comme s’il était la dernière roue de la charrette soit la bonne méthode.
A moins qu’il veuille que son ennemi numéro 1 d’hier signe ses prochaines contributions dans la page 29 du bulletin municipal, celle qui est totalement réservée à l’opposition municipale… enfin totalement quand on respecte les lois de la République.
Pour beaucoup, ce désaveu frôle l’offense personnelle. Mais, au-delà de ça, c’est surtout un manque de tact inouï envers les personnes en difficulté.
Olivier Postal

mardi 6 janvier 2009

Attention… Danger !!!!

Mesdames et Messieurs les élus,
Il y a quelques jours, vous nous parliez des responsabilités du maire et des élus en général, en insistant sur le fait que votre mission première était de garantir la sécurité de vos concitoyens.
A ce sujet, je voulais juste apporter ma pierre à l'édifice et demander à Monsieur le maire, à ses adjoints et, en particulier, à l'adjoint aux Travaux et à la Sécurité de se promener un peu en ville. Car, ce n'est que lorsque vous serez en contact avec la population que vous comprendrez nos préoccupations et que vous pourrez enfin agir efficacement.
Un exemple parmi d’autres : allez faire un tour sur les berges de la Moselle. Derrière le marché couvert en particulier. Il y a un ponton qui servait à accueillir les bateaux avant la construction du port. Après plusieurs demandes de Mussipontains, vous aviez condamné son accès : fort bien, même si ce fut long à venir.
Et bien sachez que les installations sommaires que vous avez mises en place pour condamner l’accès sont loin d’être efficaces ! N'importe qui et je pense en particulier aux enfants attirés naturellement par ce genre d’endroit, peut tomber dans l'eau, se blesser et au pire se noyer. Cela fait plusieurs semaines que c'est ainsi. Pourtant vos services ont été alertés... Faut-il attendre qu’il y ait un mort pour vous voir réagir ? Pour ma part, au sujet de ce ponton, si un malheur devait se produire à cet endroit, votre négligence vous rendra coupables et pas seulement responsables.
Alors, Mesdames et Messieurs de la majorité municipale, réveillez-vous, quittez votre tour d’ivoire et agissez ! N'est-ce pas la raison pour laquelle vous avez été élus ?
John Leroux

vendredi 2 janvier 2009

La Vitrée : où sont les pelleteuses ?

Dans le bulletin municipal qui vient de paraître (décembre 2008), les élus de la majorité annoncent que les problèmes que rencontrent les habitants de la Vitrée au niveau de leur alimentation en eau potable sont dus « au calcaire qui s’incruste dans les canalisations, puis sur les compteurs ». Soit… Ça, on le sait depuis un bout de temps maintenant. Dans ce même article, il est annoncé également que les 47 compteurs du lotissement seront remplacés et « que les travaux ont commencé en novembre dernier et devraient durer deux mois » pour un coût total de 212.000 euros TTC. Bref, que des bonnes nouvelles.
Il faut dire que les habitants du quartier attendent depuis de nombreuses années que les élus règlent une fois pour toutes ce problème qui est gênant, voire handicapant, dans leur vie quotidienne : en effet, les canalisations sont tellement bouchées que la pression au robinet est faible… faible au point, par exemple, qu’il leur est impossible de faire la vaisselle quand leur conjoint prend sa douche.
Le seul problème de cet article, c’est que ce qui est écrit est totalement faux car, pour le moment, aucun habitant de la Vitrée n’a vu le moindre prémisse d’un commencement de travaux. Rien.
Alors, soit les élus sont mal informés, soit ils font de la désinformation. Quoi qu’il en soit, et sans vouloir polémiquer, il me semble néanmoins quelque peu facile de se glorifier dans le bulletin municipal de travaux qui n’ont pas encore eu lieu. Les habitants de la Vitrée attendent du concret et pas de simples effets d’annonce.
Jean-Pierre Baranski

Le sens des responsabilités

C’est avec ce titre qui se veut rassurant que le maire a répondu par voie de presse (Tablettes lorraines) au président des commerçants, Jean-Luc Haas. Ce dernier n’avait pas mâché ses mots la semaine auparavant, dans le même journal, après qu’Henry Lemoine ait décidé de fermer la patinoire du marché de Noël pour raisons de sécurité, après l’apparition de soit-disant fissures. Après le passage d’un huissier de justice (qui n’a rien vu d’anormal) et d’un bureau de contrôle qui lui a souhaité que soient réalisés deux petits changements sur la structure qui supporte la glace (mettre des cales de bois à plat et non sur la tranche), tout est rentré dans l’ordre: les Mussipontains, petits et grands ont pu retrouver les joies de la glisse.
Ma première remarque est tout à l’honneur du maire. Sa fonction première étant de garantir la sécurité à ses concitoyens, il est important qu’il se penche rapidement sur tous les éléments qui pourraient mettre ne serait-ce qu’une personne en danger sur le ban communal. Ceci étant dit, être maire, c’est aussi faire preuve de sang froid et de discernement. Fermer la patinoire deux jours après son ouverture pour deux éléments qui auraient pu être réglés auparavant ou à l’occasion d’une réunion technique sommaire, c’est faire beaucoup de bruit pour pas grand chose. Avoir le sens des responsabilités, c’est aussi ne pas tuer les mouches au lance-roquette.
Alors bien sûr, le fait que le président d’Atout Pont soit également conseiller municipal d’opposition ne doit pas être étranger à sa décision. Et là aussi, avoir le sens des responsabilités, c’est ne pas faire de la politique politicienne de bas étage sur le dos des Mussipontains en les privant d’une activité prisée le jour du défilé de la Saint-Nicolas.
Et puis enfin, avoir le sens des responsabilités, c’est être irréprochable dans les domaines dont on a la charge directe. Les photos qui suivent, prises le 26 décembre vers 17 heures mais qui auraient pu être prises tout au long du mois de décembre, nous montrent l’étendue du sens des responsabilités du maire.
- Laisser un coffret électrique ouvert 24h/24 à deux pas de la patinoire et en présence de centaines d’enfants et d’adolescents, est-ce cela avoir le sens des responsabilités ?

- Laisser des rallonges électriques à même le sol sans protection efficace, sur un lieu de passage, est-ce cela avoir le sens des responsabilités ?

- Reboucher en catastrophe les nombreux trous de la place Duroc (pavés manquants) durant le marché de Noël au lieu de le faire avant, est-ce cela avoir le sens des responsabilités ?

- Créer un chemin (menant à la boîte du père Noël) sur lequel se sont très vite formés de nombreux trous, chemin en si mauvais état que quelques Mussipontains sont tombés, sans se blesser fort heureusement : est-ce cela avoir le sens des responsabilités ?

- Ne pas intervenir alors que toutes les cales du manège installé place Duroc étaient posées sur la tranche et non à plat (et donc ne répondaient pas aux normes de sécurité standard), est-ce cela avoir le sens des responsabilités ?

Ceci prouve une nouvelle fois que le maire a un sens des responsabilités à géométrie variable… et ça, c’est loin d’être rassurant…
Olivier Postal