dimanche 5 octobre 2008

Face à face

(article paru dans les Tablettes lorraines fin septembre 2008)
JL Haas : "Le fisac est en panne à Pont-à-Mousson"
L’association des commerçants de Pont-à-Mousson, Atout Pont, présidée par Jean Luc Haas, connaît une importante progression en termes d’adhésion. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ils sont passés de 60 en 2006 à 153 en 2008 sur un total de 200 commerces dans la cité mussipontaine. Soucieuse de promouvoir le savoir- faire local et de défendre les intérêts de chacun, l’association organise de nombreuses manifestations tout au long de l’année. Selon Jean Luc Haas, cette organisation risque d’être remise en cause faute de nouveaux fonds Fisac. Un problème qu’il a souhaité nous exposer. Rencontre.
Les Tablettes Lorraines : Vous présidez, depuis février 2007, l’association des commerçants de Pont-à-Mousson, Atout Pont. Egalement conseiller municipal de l’opposition, vous avez souhaité pointer du doigt le problème du Fisac. Qu’en est-il exactement ?
Jean Luc Haas : En effet, le Fisac est tout simplement en panne à Pont-à-Mousson. Ce fonds qui permet, entre autres, de soutenir les actions en faveur du développement du commerce et de l’artisanat local, est bloqué. Nous demandons depuis la fin d’année 2007 à la mairie qui est maitre d’oeuvre, que la troisième tranche du Fisac soit lancée mais malheureusement rien n’est fait. Cette inaction met en danger nos commerces et plusieurs projets vont devoir être annulés faute de subventions. C’est d’ailleurs déjà le cas puisque nous avons supprimé de nos programmes le bal des commerçants qui devait avoir lieu ces jours-ci. Si les choses ne changent pas, d’autres animations peuvent être remises en cause telles que le marché de Noël par exemple.
De quel budget disposez-vous justement pour pouvoir mettre en place vos actions de promotion du commerce de proximité ?
Il varie chaque année en fonction de ce qui est prévu. Pour vous donner un ordre d’idée, l’an dernier nous avons disposé de 130 000 euros. Ce budget nous a permis de financer de grandes opérations telles que le défilé de mode des commerçants de PAM qui s’est déroulé le 13 avril et qui a réuni plus de 500 participants et 20 boutiques. Nous organisons également des opérations événementielles comme pour la fête des mères ou des pères, à Noël, à Pâques… Notre animation phare, reconnue aujourd’hui par tous, est la Foire au Boeuf qui s’est tenue en juin dernier. Nous avons accueilli près de 25 000 personnes sur deux jours et plus de 200 exposants. A noter qu’à l’occasion de chacune de nos manifestations, nous tenons à dégager des fonds pour soutenir une oeuvre caritative. A cette occasion, nous avons remis une centaine de passeports pour découvrir le Parc Walygator à l’IME Claude Monnet.
Depuis quelques années, Atout Pont a su se développer. Combien de commerçants représentez-vous aujourd’hui ?
En effet, l’association est très dynamique et cela nous a valu une récompense du Conseil Régional : le 1er prix des Unions commerciales de Lorraine en 2007. Aujourd’hui, nous enregistrons près de 153 adhérents contre 60 en 2006 sur un total de 200 commerçants mussipontains. A travers l’association, nous représentons près de 70 % des commerçants locaux.
Comment expliquez-vous une telle progression ?
L’équipe de bénévoles est motivée et n’hésite pas à consacrer du temps à l’association. C’est ce dynamisme qui permet la mise en place d’autant de manifestations, importantes pour le développement des commerçants. Nous avons également développé de nouveaux services que nous proposons à nos adhérents. Toujours dans cette volonté de les promouvoir et de les défendre, nous avons créé un système d’assistance juridique avec un conseiller expert en la matière. Si un adhérent a un quelconque problème, il peut faire appel à ses services gratuitement. Le service est aussi un gage de réussite pour l’association.
Propos recueillis par Héloïse Ettinger
Cet article est paru dans Les Tablettes lorraines numéro 1122. Nous avons eu l’autorisation du journal et de l’auteur de le publier sur notre blog.

vendredi 3 octobre 2008

Mentir Mentir

La chanson de Julien Clerc Partir, Partir revue et parodiée par un internaute créatif qui, semble-t-il, se lasse sérieusement des salades servies par la municipalité depuis mars dernier... Chacun mettra sur l'usage de la troisième personne du singulier le nom qui lui semble le plus approprié.

jeudi 11 septembre 2008

"Notre ville, notre passion"...avec notre pognon

Bonne nouvelle : le site de la Ville a été mis à jour… Alors que durant l’été, en cliquant sur "bulletin municipal", on avait accès à l’intégralité des manifestations hivernales de 2007, maintenant que les premiers jours de septembre pointent leur nez, on a enfin accès au programme des animations de quartiers ou des chantiers éducatifs proposés au cours de l’été… Quel intérêt ?
On y découvre également le nouveau trombinoscope du conseil municipal et, après une longue interview du maire, arrive une rubrique intitulée « La parole aux adjoints ». Là, on se dit, nouvelle majorité, nouvelles méthodes : le maire donnerait-il maintenant la parole à ses adjoints ? Ben non, il ne faut pas exagérer : « La parole aux adjoints », c’est un titre qui devait faire beau mais qui ne correspond à rien puisque, sous leur photo, apparaît une présentation d’une dizaine de lignes qui retrace succinctement les faits d’armes de chacun mais, en aucun cas, ces derniers ne s’adressent directement aux Mussipontains. C’est un privilège qui ne se partage pas… je suppose.
Autre chose : on va encore dire que je fais encore du mauvais esprit… et bien tant pis.Dans ces présentations, il y en a une qui franchement prête à sourire ou à pleurer, si ce n’est à pleurer de rire. En effet, sous la photo de l’adjoint aux sports, on peut lire : «Adjoint au Commerce et au Développement économique lors des deux derniers mandats, il est aujourd’hui chargé de la politique sportive de la Ville. Sa mission comporte la gestion et l’entretien des installations sportives ; le soutien financier et technique des associations ; la mise en place des animations et la promotion de la ville à travers le sport. La mise en accessibilité des installations sportives pour les personnes handicapées et la poursuite de la politique du sport pour tous sont parmi les projets du nouveau mandat ».
Quel portefeuille !!! Confier de telles missions à un homme à qui on a retiré sa délégation lors du dernier mandat pour haute trahison, à un homme dont on a critiqué le travail des années durant avec une rare véhémence, à un homme qu’on a qualifié de tous les noms d’oiseaux et à propos duquel les mots n’étaient jamais assez forts, c’est plus que surprenant. L’incompétent d’hier serait-il devenu tout à coup capable de mener à bien toutes ces nouvelles missions, aussi ardues soient-elles ?
Alors pourquoi l’avoir réintégré ? Le maire serait-il masochiste ? Certes non, c’est tout simplement un politique. Pas au sens grec du terme car cette décision démontre une nouvelle fois qu’il se fout royalement de l’intérêt de la Ville. C ’est une décision politicienne, la plus malsaine qui soit : celle qui met tout au service de sa carrière personnelle et non au service de l’intérêt général. Même si cela passe par donner un mandat et donc une indemnité de près de 700 euros par mois, soit à peu près 50.000 euros en six ans hors charges, à quelqu’un qu’on juge parfaitement incompétent, quelles qu’en soient les conséquences pour les Mussipontains.
Quand on sait que, dans le même temps, le maire soutient haut et fort l’idée de « mérite » cher à Nicolas Sarkozy, il y a quand même de quoi se gondoler. Enfin, ne rigolez pas trop tout de même car toutes ces bizarreries se paient avec nos impôts.
Olivier Postal

jeudi 4 septembre 2008

L'herbe est plus verte chez le voisin

C’est ce que l’on pense généralement. Et bien, c’est malheureusement vrai quand on compare Pont-à-Mousson à d’autres villes. Durant les vacances, certains ont eu la chance de visiter d’autres lieux. Ils se sont vite aperçu que notre ville est à la traîne notamment dans le domaine de l’urbanisme. Sa bonne maîtrise permet pourtant de vivre sa ville avec harmonie et plaisir en découvrant ses richesses architecturales et son habitat de qualité. A Pont-à-Mousson, l’étude du phénomène urbain est bâclée, ses belles façades ne sont pas mises en valeur, notre place Duroc est défigurée par des conteneurs disgracieux… Enfin bref, la liste serait trop longue. On peut juste regretter que malheureusement toutes les conditions sont réunies pour miner la vie des Mussipontains et donner une mauvaise image de notre cité. Attendez !!! Le pire est à venir puisque la municipalité souhaite entamer des études pour créer un parking sous la place Duroc.
Il y a aussi des lotissements qui fleurissent un peu partout sans grande cohérence. Certains projets immobiliers deviennent même des verrues comme sur la place de Trey, à coté des Prémontrés. La ville s’agrandit mais sa population diminue, comme l’indique les derniers recensements, et son urbanisme ne suit plus. Nos vieux quartiers sont délaissés, l’habitat du centre-ville se dégrade. A ce rythme, que va devenir le commerce de proximité ?
Quel massacre, alors que notre ville est si riche en monuments et renferme de si beaux quartiers. Cette décrépitude s’arrêtera t-elle un jour ?
Quand on dit avoir « la passion de sa ville », on met toute son énergie au service de sa mise en valeur, ceci pour l’intérêt de tous, et on ne joue pas uniquement au promoteur immobilier, en menant des actions qui ne servent finalement que l’intérêt de quelques uns.
Paul Giroux

mardi 12 août 2008

Trey Trey Trey bizarre...

Tous les jours, lorsque je pars et que je rentre du travail, je passe place de Trey, une place intéressante qui, par sa situation géographique, est un passage obligé pour se rendre à l’Abbaye des Prémontrés, l’une des merveilles architecturales de Pont-à-Mousson. Malheureusement, elle n’a jamais été mise en valeur et c’est bien dommage. Lorsqu’un projet immobilier y a été annoncé et que les travaux ont débuté, je m’en suis réjoui pensant qu’un projet d’ensemble suivrait. Quand les rangées d’agglos ont commencé à monter, je me suis vite rendu compte qu’architecturalement, le projet ne casserait pas trois pattes à un canard (à croire que dans les nouveaux projets, à Pont, la notion de beau n’a pas droit de citer)… mais bon, je me suis dit, qu’une fois fini, l’ensemble qui a dû être pensé par des spécialistes et analysé par les élus, apporterait certainement un plus au site et donc à la ville.
Et bien pas du tout… Un jour, les travaux se sont arrêtés net. Des barrières de chantier en ont interdits l’accès, les panneaux qui faisaient la promotion du site et annonçaient les partenaires ont disparu, et plus rien n’a bougé. Les jours, les semaines, les mois et bientôt les années ont passé, et rien n’a bougé. Ce projet fantôme, cette « verrue immobilière » ne redore évidemment pas la politique d’urbanisme de la ville qui, pourtant, en aurait bien besoin.
Mais quelles sont les vraies raisons de ce désastre ? On parle de dépôt de bilan. Dans ce cas, de nombreuses personnes doivent être sur le carreau : en effet, les travaux débutent uniquement lorsque les biens sont vendu (sur plan), l’argent récolté servant à payer la première tranche des travaux. Dans ce cas, les futurs propriétaires ont certainement payé une bonne partie du prix global de leur future habitation et se retrouvent le bec dans l’eau.
Ce qui est étonnant dans ce dossier, c’est qu’en posant des questions à droite à gauche, les yeux se lèvent au ciel, les sourires se crispent, et finalement, les réponses sont vagues, parfois presque gênées. On sent bien que de réelles zones d’ombre entourent cette affaire.
Pour éclaircir les choses une fois pour toutes, je compte sur vous. Si certaines personnes sont engagées dans ce projet d’une manière ou d’une autre, ou si d’autres ont des éléments concrets à révéler ou simplement à nous expliquer, qu’elles n’hésitent pas à prendre contact avec nous, à nous écrire sur notre boîte mail ou à faire des commentaires sur ce blog.
Merci d’avance.
Olivier Postal

mercredi 6 août 2008

Pas le bénéfice du doute

L’article de l’Est Républicain du 3 août concernant les nuisances engendrées par l’installation des containers d’ordures ménagères est décidément riche en enseignements.
Le premier est que les responsables de ce désastre visuel, et désormais olfactif, ont parfaitement conscience que la nappe phréatique de la Moselle est à peine à trois mètres sous la place Duroc car d’après les dires du vice-président de la Communauté des communes, interrogé par les journalistes, les « spécialistes » comptaient sur cette nappe pour refroidir les cuves et donc limiter les odeurs. Cela aurait pu être une bonne idée mais visiblement cela ne suffit pas. D’autre part, on aurait pu espérer qu’en ayant connaissance de la présence de cette nappe, les « spécialistes » qui nous dirigent penseraient à arrimer les cuves comme il se doit car, sinon, à la première crue, les containers seraient automatiquement surélevés par l’eau, ce qui engendrerait des dégâts considérables en surface. Or, malheureusement, il semble que cela n’ait pas été fait. Cela promet…
Le deuxième enseignement est que, si le vice-président de la Communauté des communes est au courant de la présence de l’eau si près de la surface, le président de la structure qui n’est autre que le maire de Pont-à-Mousson le sait également depuis longtemps. Le même qui, durant la dernière campagne électorale, promettait à tout rompre de créer un parking souterrain place Duroc pour régler le problème du manque de places de stationnement en centre-ville. Il savait parfaitement à l’époque, car il est censé, que, malgré ses dires, il n’avait absolument pas l’intention de lancer un tel projet. D’ailleurs, dans le budget 2008, pas un seul euro n’a été prévu pour une quelconque étude sur le sujet. Bref, ce n’est malheureusement qu’un nouvel exemple que pour être élu, il était prêt à promettre tout et n’importe quoi, partant cyniquement de l’idée que les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Bref, il a berné très consciemment l’ensemble des Mussipontains pour ne pas perdre son mandat.
De nombreux politologues estiment que si la franchise et la droiture, qualités qui semble-t-il étaient siennes au début de sa carrière (1995), sont les armes nécessaires pour arriver au pouvoir, la démagogie est quant à elle l’arme de prédilection de ceux qui veulent le garder, quel qu’en soit le prix à payer. Un nuage de fumée qui dans ce cas précis s’est vite dissipé.
Olivier Postal

lundi 4 août 2008

Marche arrière toute !!!

« La place Duroc était noire de monde, le 31 août dernier (2007) pour l’inauguration de sa mise en lumière, réalisée par la Communauté de communes. L’éclairage des façades par le bas, la mise en valeur lumineuse des arcades, le rehaussement des monuments remarquables (l’hôtel de ville, la maison des 7 péchés capitaux) et l’illumination de la fontaine restaurée magnifient la place, cœur de la ville et lieu de nombreuses animations. »
Voilà l’article, intitulé « Place de lumière », paru dans le bulletin municipal de décembre 2007. Un joli petit encart qui reflétait bien le sentiment général de l’époque car, globalement, cette réalisation était plutôt une réussite (vous voyez, je ne suis pas toujours négatif).
Bref, c’était le bon temps. Depuis, la nouvelle municipalité a entrepris son opération de destruction de la place Duroc en y implantant ses fameux containers d’ordures ménagères. Bonjour l’esthétisme !!! Et comme si cela ne suffisait pas, lorsque les températures sont estivales, des odeurs nauséabondes envahissent leurs abords (voir l’article de l’Est Républicain du samedi 3 août). Inutile de vous dire que les riverains sont ravis. Après qu’on leur ait gâché la vue, maintenant ils ne peuvent plus ouvrir leurs fenêtres.
Alerté, et en l’absence du président, le vice-président de la Com ’com est venu sur place pour onstater les dégâts. Je suppose que le président, quant à lui, est en vacances et sirote tranquillement des boissons fraîches sur de magnifiques places du sud de la France … des places où il fait bon vivre, sans containers bien évidemment. En tous cas, c’est tout le mal qu’on lui souhaite.
A son retour, il serait néanmoins bon d’avoir également son avis sur ce problème : après tout, il est également maire de Pont-à-Mousson, je suppose que le confort et le bien-vivre de ses administrés le concernent un peu.
Revenons à notre vice-président : plein de bonne foi, il a reconnu devant les journalistes qu’il y avait effectivement un problème, et il a promis de réagir pour tenter de le régler rapidement.
Personnellement, et je suis loin d’être seul à le penser, il me semble que le meilleur moyen de régler une fois pour toute cette affaire serait tout bonnement de démonter ces containers totalement inadaptés, inesthétiques et maintenant nauséabonds. Quand le projet que l’on porte fait autant l’unanimité contre lui, c’est parce qu’il est tout simplement mauvais. En pareil cas, le bon sens est de faire marche arrière.
Olivier Postal